Les gouttières passent souvent inaperçues, jusqu’au jour où elles débordent ou se détachent. Elles jouent pourtant un rôle essentiel : collecter l’eau de pluie qui ruisselle sur la toiture et l’éloigner des murs et des fondations. À Montpellier, où un épisode cévenol peut déverser des quantités d’eau considérables en quelques heures, une évacuation bien dimensionnée fait toute la différence. Au moment de les remplacer, deux matériaux reviennent le plus souvent : le zinc et l’aluminium laqué. Chacun a ses atouts, et le bon choix dépend de votre maison.
Le zinc, le matériau traditionnel
Le zinc est utilisé depuis longtemps en zinguerie, et ce n’est pas un hasard. C’est un métal durable, qui se façonne et se soude sur place : le zingueur peut réaliser des raccords, des angles et des pièces sur mesure parfaitement ajustés à la toiture. Avec le temps, il se couvre d’une patine grise qui le protège naturellement. Il existe en version naturelle, qui ternit progressivement, ou prépatinée, avec un aspect gris mat dès la pose. Le zinc s’accorde bien avec les toitures en tuiles canal et les façades anciennes, et il est souvent privilégié dans les centres historiques. À titre indicatif, une gouttière en zinc posée se situe généralement entre 60 et 120 € par mètre linéaire, et une descente en zinc entre 45 et 90 € par mètre linéaire, selon le profil, la hauteur et l’accès.
L’aluminium laqué, léger et coloré
L’aluminium laqué séduit pour d’autres raisons. Léger, il ne rouille pas et existe dans un large choix de coloris, ce qui permet d’assortir les gouttières aux menuiseries ou à l’enduit de la façade. Il est souvent posé en continu : la gouttière est profilée sur place à la longueur voulue, ce qui limite le nombre de jonctions, et donc les points de fuite potentiels. La laque demande peu d’entretien, mais elle reste sensible aux chocs et aux rayures. Sous un soleil intense, certaines teintes foncées peuvent aussi pâlir avec les années. Côté budget, le coût dépend beaucoup du profil, de la couleur et de la longueur à poser : le plus simple est de comparer les deux solutions sur un même devis.
Les critères pour bien choisir
Aucun matériau n’est meilleur dans l’absolu : tout dépend de votre maison et de vos priorités. Voici les questions à se poser avant de décider :
- Le style du bâtiment : maison ancienne, mas, villa contemporaine ou immeuble en centre-ville
- Les contraintes d’urbanisme, parfois plus strictes dans les secteurs protégés
- La couleur souhaitée et son accord avec la façade et les menuiseries
- La longueur des façades et la configuration de la toiture : angles, noues, chéneaux
- L’exposition au vent et, en bord de mer, à l’air salin
Le climat méditerranéen, un facteur à ne pas oublier
Quel que soit le matériau, une gouttière doit pouvoir absorber de gros volumes d’eau en peu de temps. Lors des orages d’automne, une section trop étroite ou une descente mal placée provoque des débordements le long des murs. La tramontane impose aussi des fixations solides et suffisamment rapprochées. Dans les communes littorales comme Lattes, Pérols ou Mauguio, l’air chargé de sel peut accélérer l’usure des métaux : il est important de choisir une finition adaptée et de rincer de temps en temps les parties les plus exposées. Enfin, l’entretien reste indispensable dans tous les cas : un nettoyage régulier, surtout à l’automne, évite que les feuilles et les débris ne bouchent les descentes.
Zinc ou aluminium, la qualité de la pose compte autant que le matériau. Si vos gouttières fuient, débordent ou arrivent en fin de vie, nous pouvons venir les examiner, vous présenter les options adaptées à votre maison et vous remettre un devis gratuit.

